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 Entretenir ses billets de banque de collection     [mis en ligne le : 05/11/2006]
De par leur nature, les billets de banque sont très vulnérables aux dégâts causés par diverses sources naturelles, des rayons du soleil jusqu'aux insectes. Mais, avec un minimum de précautions, on pourra garder les billets d'une collection en bon état.

Bien que les billets soient habituellement imprimés sur le papier le plus solide qui soit, leur durée de vie lorsqu'ils sont en circulation se compte en mois plutôt qu'en années. Correctement manipulés, protégés et conservés, ils ne subiront pas de nouvelles altérations - certains risques sont inhérents à un rangement négligé. Pourtant, certains billets sont appelés à disparaître. Cette dégradation totale peut provenir d'un papier de mauvaise qualité ou d'une encre corrosive. Mieux vaut traiter tous les billets comme s'ils étaient fragiles. Même les plus réussis sont menacés par la moisissure, la chaleur et la lumière excessives, les insectes ou autres petits animaux, sans oublier la poussière, la saleté, l'acidité et le gras de la peau (lors de manipulations) ou la pollution.

à l'abri du soleil
La moisissure, due au développement de champignons microscopiques dont les filaments adhèrent au papier, aime l'humidité, la chaleur et la saleté. La solution consiste à ranger les billets dans un endroit frais et sec, qui sera régulièrement aéré, car le papier a besoin de «respirer». La lumière, celle du soleil notamment, peut endommager sérieusement les billets. Elle dessèche le papier, fait pâlir les couleurs et noircir les dessins. Il convient donc de ne pas soumettre les billets aux rayons du soleil, les dégâts occasionnés par la lumière apparaissant d'ailleurs quelques années plus tard. La chaleur excessive peut, elle aussi, porter préjudice aux billets, car elle dessèche le papier et attire la moisissure. Les billets doivent être rangés loin de toutes sources de chaleur artificielle - appareils de chauffage - ou d'une cuisine, les appareils ménagers créant une atmosphère chaude et humide.

Le problème principal avec les insectes est leur petite taille, qui leur permet de se faufiler n'importe où. Certains aiment l'obscurité et se cachent dans les tiroirs, derrière les commodes, etc. Mieux vaut partir du principe que les vers, poissons d'argent et autres mites n'attendent qu'une occasion pour pondre sur la collection de billets de banque ; il faut donc éviter les endroits où ils sont susceptibles d'œuvrer.

Méthode de conservation

Si l'effet de jaunissement de la fumée de cigarettes ou des émanations de cuisine est bien connu, d'autres pollutions atmosphériques le sont moins. Impossible, par exemple, de voir les émanations chimiques des surfaces fraîchement peintes, et les gaz d'échappement des voitures contribuent à aggraver la pollution de l'air. Tout type de pollution atmosphérique affecte les billets, au même titré que la poussière. Ni l'une ni l'autre ne sont faciles à éviter : les billets doivent être mis à l'abri. S'il est tentant de placer sa collection de billets au-dessus d'une bibliothèque ou d'une armoire, c'est pourtant le dernier endroit à choisir, car c'est justement là que la poussière s'accumule. Une conservation correcte dans des pochettes ou des albums peut aider grandement à préserver une collection. Les pochettes en plastique souple comportant trois côtés fermés et un côté ouvert constituent la méthode de rangement la plus courante et sont relativement bon marché. Différentes tailles, adaptées à celles des billets, sont disponibles, permettant de choisir la bonne. Coincé dans une pochette trop petite, un billet peut se déchirer, se froisser, alors que dans une pochette trop grande, il risque de tomber.
Les pochettes en plastique fort, composées de deux feuilles reliées par des attaches en plastique sont beaucoup plus chères, mais elles offrent une protection optimale, car elles sont moins flexibles et maintiennent les billets plus fermement. Elles permettent aussi de les exposer et de les manipuler. Le seul inconvénient est leur encombrement. Les pochettes en plastique souple sont plus minces et plus légères. Quelle que soit la solution retenue, il est absolument nécessaire de laisser un petit espace entre le billet et le bord de la pochette par lequel il a été introduit. Si vous laissez dépasser un billet de sa pochette, vous courez au devant de risques évidents. Certains marchands vendent des billets déjà emballés dans du plastique, ce qui peut représenter une économie non négligeable. Il n'est pas conseillé d'acheter des lots de pochettes d'occasion, le précédent contenu ayant peut-être laissé des résidus de poussière, de saleté ou de moisissure.

 

Choix des albums

Les albums munis de pochettes en plastique offrent l'une des meilleures solutions. Les classeurs à trois ou quatre anneaux sont les plus utiles et les plus utilisés, mais, à la longue, les pages se déchirent au niveau des perforations et peuvent s'échapper des classeurs. Il est possible de les renforcer avec des œillets en papier ou en plastique en vente dans toutes les papeteries, que l'on collera sur des pages neuves. Les classeurs rigides et leurs collecteurs sont une bonne garantie contre ce type de désagréments.

Une autre méthode de conservation consiste à placer les billets dans des pochettes individuelles, rangées dans une boîte. Celle-ci doit être suffisamment grande et pas trop remplie. Les boîtes faites dans une matière neutre, sans produits chimiques, sont plus sûres que celles en bois; il peut contenir de la résine et tacher les billets. Si les boîtes à cigare utilisées pour contenir des lots dans les ventes aux enchères semblent idéales, attention : il est très difficile d'enlever d'un billet l'odeur du tabac. Il est très tentant de traiter les billets de collection comme des timbres poste. En effet, ces deux types d'objets sont en papier et les marchands de timbres et de billets sont souvent les mêmes.

Charnières de philatélistes
Certains philatélistes conservent les timbres dans des albums de photos à feuilles auto-adhésives, mais les collectionneurs de billets de banque doivent se garder d'en faire autant, car l'adhésif peut endommager gravement le papier-monnaie. Les pages des albums de photos ordinaires contiennent parfois des produits chimiques susceptibles de détruire une face d'un billet; ils sont donc à éviter absolument. La même chose vaut pour les coins gommés utilisés pour fixer les photos dans un album. À la longue, ils impriment une marque triangulaire impossible à supprimer. En outre, les billets fixés de cette manière peuvent s'échapper des coins et tomber de l'album ou se chiffonner. Les collectionneurs de billets éviteront si possible les enveloppes en papier cristal utilisées par certains philatélistes. Elles contiennent généralement du soufre, qui finira par attaquer les billets. Les charnières - petites languettes gommées - servant à coller les timbres laissent de petites taches de colle indélébiles.

Restaurer les billets
On pourrait être tenté de remédier aux taches ou aux plis qui nuisent à la beauté des billets en les nettoyant ou en les restaurant soi-même. Mais, en règle générale, c'est le domaine des spécialistes, même s'il est possible d'effacer la marque d'un crayon à billet Boliviel'aide d'une gomme propre et de bonne qualité. Un billet sale peut aussi être lavé s'il ne trempe pas trop longtemps. Les spécialistes procèdent, eux, à un nettoyage à sec des billets en les plaçant entre deux feuilles de papier buvard blanc. Le papier mouillé a en effet tendance à se déchirer plus facilement, sans oublier que l'encre peut couler et gâcher toute la surface. Les billets qui ont été lavés doivent sécher naturellement loin de toute source de chaleur (soleil ou sèche-cheveux). Et si l'on tient à repasser des billets froissés, ne jamais le faire directement, mais toujours en protégeant les billets sous une pattemouille. Le repassage direct risquerait de «lustrer», voire de brûler les billets. On peut aussi placer le billet froissé entre les pages d'un livre, sur lequel on posera des poids. Mais attention : les pages du livre risquent de laisser des traces sur le billet.



Insolite

La "machine à laver" les billets
Les billets trop usagés sont habituellement mis au rebut, mais, en 1909, des fonctionnaires américains se sont aperçus que près d'un tiers des exemplaires retirés de la circulation n'étaient pas abîmés mais "juste" sales. Pour faire des économies, ils décidèrent de les nettoyer et de les remettre en circulation. En 1912, une machine à lessiver les billets faite sur mesure et actionnée par deux personnes (ci-contre) fut mise au point. Elle était capable de traiter cinq mille billets à l'heure, et trois machines furent mises en service.
Mais cette invention fut rendue caduque par les changements survenus dans le mode de fabrication des billets du fait de la pénurie de lin pendant la Première Guerre mondiale. On commença à imprimer les billets américains sur du papier à base de fibres de coton et non de lin. Comme le lessivage altérait l'aspect et le toucher de ces nouveaux billets, la remise en circulation de billets «lessivés» cessa en 1918.

(c) Éditions Atlas

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